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Organigramme

FONCTION

RESPONSABLE

Président du Conseil d’Administration

M. Bassirou FATY

Directeur Général

M. Arfang Boubacar DAFFE

Secrétaire Général

Mme Marie Jeanne Gomis SECK

Contrôleur Général

M. Baboucar DIOUF

Directeur du Crédit et du Réseau

M. Malick NDIAYE

Directeur des Finances et de la Comptabilité

M. Mademba THIAM

Directeur des Opérations des Engagements et du Risque

M. Mame Maguette THIAM

Directeur de l’Informatique et de l’Organisation

M. Seydou KEITA

Directeur de la Conformité et du Risque Opérationnel

M. Youssouf DIAGANA

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Chiffres clés

Indicateurs clés (en millions)

30/09/1990

31/12/2000

31/12/2008

31/12/2012

Capital social

2 300

2 300

2 300

9 889

Total Bilan

39 392

72 195

115 091

188 431

Produit Net Bancaire (PNB)

1 499

3 723

8 318

13138

Résultat Net (RN)

542

537

545

1 143

Réseau / nombre

9

13

20

26

Historique

HISTORIQUE DE L’AVENEMENT D’UNE CAISSE NATIONALE DE CREDIT AGRICOLE AU SENEGAL

Mode de financement du monde rural de 1960 à 1981

L’Etat du Sénégal est toujours intervenu dans le financement du monde rural pour son développement harmonieux. C’est ainsi qu’au lendemain des indépendances on assistera à la création :

- de la Société de Prévoyance (SP) qui jouait un rôle d’intermédiaire entre les producteurs et les sociétés de financement ;

- de la Banque Nationale de Développement du Sénégal (BNDS) qui assurait le financement du Programme Agricole (PA) par l’intermédiaire de l’ONCAD ;

- de l’Office Nationale de Commercialisation et d’Assistance au Développement (ONCAD) qui assurait la distribution  du crédit aux paysans et aux pêcheurs par l’intermédiaire des coopératives et des sociétés de développement telle que la SODEVA (Société de Développement et de Vulgarisation Agricole) qui dressaient aussi les animaux de labour.

- La SISCOMA (Société Industrielle Sahélienne de Construction de Matériels Agricoles ) fabriquait le matériel agricole ; la SIES (Société Industrielle d’Engrais au Sénégal), les engrais.

- du Fonds Mutualiste du Développement  Rural (FMDR) qui assurait la subvention du matériel agricole, des engrais, des semences sélectionnées et des opérations de démonstration et d’expérimentation multi- locale, de façons culturales notamment pour la SAED.

- du CAMP (Centre d’Assistance à la Motorisation des Pirogues) en 1972 pour équiper les pêcheurs en moteurs  hors bord. Le schéma de financement étant identique à celui des paysans :

- l’administration des pêches en collaboration avec les présidents des coopératives classiques de pêche recueillait les besoins des membres.

- L’expression des besoins était transmise au CAMP par le service des pêches après présentation du quitus des sommes versées à la BNDS.

- Le CAMP procédait alors à la livraison du matériel.

- Les remboursements étaient du ressort du service des pêches qui versaient les sommes dues par les pêcheurs à la BNDS puis rendait compte au CAMP.

- Les moteurs étaient remboursés en 24 mois et sans intérêt.

Ce système a fonctionné jusqu’au dernier programme agricole (PA) de 1980-1981 à l’issue duquel l’Etat était obligé de revoir son système de financement des paysans et pêcheurs car leur endettement était devenu insupportable.

1.1. Les causes de faillite du système

1.1.1. Les causes structurelles

Dans le système de financement décrit plus haut, les principaux acteurs à savoir le paysan et le pêcheur n’étaient pas responsabilisés. Il y avait trop d’intermédiaires entre la banque et le producteur :

- Expression des besoins = coopératives et sociétés de développement auprès des producteurs ;

- L’ONCAD reçoit des coopératives l’expression des besoins et les transmet à la BNDS pour financement.

- La BNDS finance l’ONCAD qui à son tour finance les coopératives qui en dernier lieu octroie le crédit aux paysans et pêcheurs.

- Pour le remboursement le sens inverse était emprunté.

Ce système était complexe et il y avait beaucoup d’intermédiaires ce qui engendrait des risques de non remboursement ;

1.1.2 - Les causes conjoncturelles

Au terme de la campagne agricole 1980-1981, le Sénégal aura connu la situation de récolte la plus catastrophique depuis l’accession du pays à l’indépendance :

- l’installation tardive de l’hivernage suivie d’un arrêt précoce des pluies n’a pas permis à l’ensemble des cultures de terminer leur cycle végétatif ;

- les récoltes d’arachide se chiffraient à 190 000 tonnes contre 422 000 tonnes pour la campagne précédente, ce qui a entraîné une baisse de plus de 50 % du revenu monétaire des paysans.

Ainsi donc, la capacité de remboursement des paysans a été sérieusement entamée pour entraîner une situation d’impayés au 31.12.81 de 30 933 064 000F CFA. Cette dette correspondait à 757 694 tonnes d’arachide et était compromise quelque soit le niveau de production arachidière des campagnes suivantes. Les reports d’impayés d’une année à l’autre ne permettront pas un remboursement normal. Face à cette situation des mesures s’imposaient au gouvernement qui décida :

- d’annuler 9 milliards de la dette paysanne qui se chiffrait à environ 31 milliards ;

- ensuite d’établir un moratoire pour le restant de la  dette.

Si la conjoncture liée aux mauvaises récoltes justifiait les impayés des paysans, les pêcheurs par contre ne pouvaient pas expliquer le non remboursement de leurs dettes dues au CAMP par une quelconque calamité naturelle. De 1972 à 1975, les taux de remboursement des pêcheurs étaient parfaits ; mais par la suite la situation devenait morose entraînant l’arrêt du financement des moteurs par le CAMP au début des années 1980 à cause d’impayés insupportables la mauvaise volonté justifiait certainement le non remboursement des dettes en milieu pêcheur.

C’est ainsi donc de 1980 à 1988, on aura assisté à une longue pause du financement institutionnel  et  le financement informel connaîtra à cette période une évolution. Ce type de financement à l’inconvénient d’être pour le secteur coûteux et insuffisant et ne  permettant pas  un développement harmonieux du secteur.

Les résultats escomptés n’ayant pas été atteints à l’agriculture comme à la pêche, l’Etat a pris la décision de changer de politique agricole.

Le CAMP pendant cette période changeait de vocation en se tournant vers l’assistance des pêcheurs et l’expérimentation des nouvelles techniques.

1.2. Processus de réforme du système : 1981-1984

L’ONCAD a été supprimée en 1981 suite à un lourd endettement et une structure intermédiaire la SONAR (Société Nationale d’Approvisionnement du Monde Rural) mise en place ; c’était le début de la nouvelle politique agricole (NPA).

Les coopératives classiques ont été restructurées en 1983 et on assista à la création des sections villageoises et des Groupements d’Intérêts Economiques (GIE) en 1983 qui étaient des structures plus légères à gérer.

Un groupe de travail composé de l’essentiel des acteurs intervenant dans le monde rural a été créé en  mars 1981 pour étudier la réforme du crédit rural en général et la création d’une structure adaptée aux réalités du monde rural ; avec comme termes de référence :

- Un système favorisant les relations directes entre utilisateur du crédit et la structure de financement ;

- Un système autosuffisant ;

- Un système capable de résoudre l’ensemble des besoins des sénégalais quelque soit leur niveau de développement ;

- Une structure décentralisée jusqu’au niveau arrondissement pour éviter au producteur d’effectuer une longue distance.

Ce groupe a fonctionné de mars 1981 à avril 1984. Les résultats de ces études ont abouti à la création le 6 avril 1984 de la CAISSE NATIONALE  DE CREDIT AGRICOLE DU SENEGAL.

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